Conflit au Moyen-Orient : Israël accuse l’Iran d’avoir utilisé des armes à sous-munitions

Conflit au Moyen-Orient : Israël accuse l’Iran d’avoir utilisé des armes à sous-munitions

Par-alarabtv- Mohammed Belaghrib

Conflit au Moyen-Orient : Israël accuse l’Iran d’avoir utilisé des armes à sous-munitions

L’armée israélienne a affirmé vendredi que l’Iran avait tiré des missiles équipés de têtes à sous-munitions lors de frappes visant le territoire israélien. Ces attaques seraient intervenues en représailles à l’offensive israélo-américaine lancée le 28 février contre la République islamique.

Les autorités militaires israéliennes n’ont toutefois pas précisé ni la date ni le lieu exact de ces tirs. Des images vidéo captées jeudi soir par l’AFP dans le centre d’Israël montrent, dans le ciel nocturne, une multitude de points incandescents se dispersant avant de tomber vers le sol.

Interrogé par l’AFP, Étienne Marcuz, spécialiste de balistique à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), estime que ces images correspondent vraisemblablement à des sous-munitions libérées par un missile balistique de moyenne portée (MRBM). Selon lui, il pourrait s’agir d’un missile iranien de type Ghadr ou Emad, dont chaque tête pourrait contenir environ 80 sous-munitions.

« Les Iraniens utilisent des sous-munitions et les ont déployées à plusieurs reprises de manière simultanée. Lorsqu’elles visent des populations civiles, leur utilisation constitue un crime de guerre », a déclaré le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l’armée israélienne, sans fournir davantage de détails.

Les armes à sous-munitions sont conçues pour disperser sur une vaste zone un grand nombre de petites charges explosives. Leur danger réside notamment dans le fait qu’une partie de ces engins n’explose pas à l’impact, restant active au sol et pouvant provoquer des victimes longtemps après les frappes initiales.

Ni l’Iran ni Israël ne sont signataires de la Convention sur les armes à sous-munitions adoptée en 2008, qui interdit leur utilisation, leur production, leur stockage et leur transfert.

Vendredi, la police israélienne a diffusé une vidéo de sensibilisation destinée à la population. Un technicien en déminage y explique les risques liés à ce type d’armement.

« Durant la guerre actuelle, le front intérieur est exposé à différentes menaces, qu’il s’agisse de missiles, de drones ou de roquettes. Mais il existe aussi un danger moins connu, celui des munitions à sous-munitions », explique-t-il.

Mercredi déjà, la police avait indiqué qu’un missile de ce type avait visé Israël, sans préciser ni la date ni le lieu de l’impact. Après inspection par des experts en déminage, l’objet retrouvé sur place a été identifié comme « un élément d’armement de type sous-munitions », selon un communiqué officiel.

En Israël, la censure militaire interdit aux journalistes de filmer ou de décrire les dommages causés aux installations militaires ou de sécurité. Les médias peuvent toutefois rendre compte des dégâts dans les zones civiles et diffuser des images, à condition de ne pas en révéler l’emplacement exact.

Par ailleurs, l’organisation de défense des droits humains Amnesty International avait déjà affirmé que l’Iran avait utilisé des missiles à sous-munitions contre des zones civiles en Israël lors du conflit ayant opposé les deux pays en juin 2025, dénonçant alors une « violation flagrante du droit international humanitaire coutumier ».

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